6 nouveaux livres que nous recommandons cette semaine
Cette semaine, nous vous recommandons quatre nouveaux romans qui, pris ensemble, offrent un assez bon aperçu de l’air du temps culturel : une histoire de rupture polyamoureuse, un rêve fiévreux post-pandémie surréaliste, un livre sur les plaisirs profonds et cloîtrés des études universitaires et un roman qui applique le modèle « Roméo et Juliette » au siège fédéral d’une secte apocalyptique comme celle qui a secoué Waco, au Texas, il y a trente ans. (Ce livre est « We Burn Daylight » de Bret Anthony Johnston, et il contient cette phrase sèche et brûlante du chef de la secte, après que le shérif local lui ait demandé comment il réagirait à une visite du percepteur des impôts : « Je lui assurerais que tout l’argent qui change de mains ici est un don à notre église. Ensuite, je lui demanderais s’il préfère tirer ou prier. »)
Dans les ouvrages de non-fiction, nous recommandons le récit de Jean-Martin Bauer sur les efforts déployés pour éradiquer les pénuries alimentaires mondiales et le portrait de groupe de Yuan Yang sur quatre jeunes femmes qui naviguent dans le changement social dans la Chine contemporaine. Bonne lecture. — Grégory Cowles
Récit éclairant des 20 années de travail de l'auteur avec le Programme alimentaire mondial, ce livre offre un aperçu détaillé des efforts visant à vaincre la faim dans le monde.
Dans le nouveau roman de Johnston, « Roméo et Juliette » se déroule le siège de Waco, au Texas, en 1993. Il suit deux adolescents amoureux qui se trouvent dans des camps opposés dans une confrontation de plus en plus terrible. L'un est lié à une secte apocalyptique lourdement armée, tandis que l'autre est le fils du shérif qui enquête sur elle.
Le dernier roman de Van den Berg est un rêve fiévreux, apparemment sur la recherche d'une narratrice pour retrouver sa sœur disparue, mais plus largement sur les frontières de la réalité et la nature surréaliste de notre vie post-pandémique.
Mettant en scène un étudiant de premier cycle à Oxford, le premier roman de Brown est parfaitement adapté au frisson et à l'ennui de la vie universitaire ; il est difficile de penser à un autre roman qui décrive aussi précisément ce qui se passe lorsqu'un jeune ardent s'assoit pour lire, apprendre et écrire.
Pendant six ans, la journaliste Yuan Yang a suivi quatre jeunes femmes très différentes dans leur évolution vers ce qu'elle appelle le « nouvel ordre social » chinois, un pays en pleine mutation qui devient une superpuissance industrielle. Le résultat est un reportage émouvant, dont l'échelle oscille entre le global et le personnel.
La protagoniste du premier roman plein d'esprit de Newbound revient dans sa ville natale, souffrant d'un chagrin catatonique après sa rupture brutale avec un couple – un artiste masculin et une galeriste féminine – qui étaient ses employeurs avant d'être aussi ses amants et colocataires.
