Une mini-liste de lectures réparatrices, en l’honneur du 250e anniversaire de l’Amérique.
Joyeux (tardif) 250e anniversaire, l’Amérique ! Nous ne sommes pas exactement d’humeur à faire la fête ce lundi pluvieux, mais que sera. Ce week-end a donné lieu à une démonstration militariste à Washington, et à la plupart des États, à une énigme : comment célébrer un pays qui poursuit activement un programme violent et fasciste, à l’intérieur et à l’extérieur de ses propres frontières ?
Pour paraphraser Étourdi et confusComme le dit Mme Stroud le jour du bicentenaire, nous ne pouvons pas oublier ce qu’on nous a demandé de célébrer : « le fait qu’un groupe d’hommes blancs aristocratiques et propriétaires d’esclaves ne voulaient pas payer leurs impôts ».
Et pourtant, Woody Guthrie. Base-ball. Hollywood ! Jazz! Que faire face au patriotisme américain ? Beaucoup de nos meilleurs écrivains ont fait couler de l’encre sur cette question. La semaine dernière, certains des esprits les plus brillants de mon Cette génération nous a laissé des élégies colériques et des récits de voyage poétiques. Mais j’ai quitté le week-end en ayant toujours envie d’un peu de contexte pour votre vieille expérience nationale.
Voici quelques liens bénis pour vous transporter dans une autre époque de lutte avec les États-Unis d’Amérique. Des correctifs historiques aux listes de lecture réparatrices, les articles ci-dessous servent tous à nous rappeler ce qui réellement peut qui font la grandeur de l’Amérique : nos longues histoires de révolte et de résistance, et une curiosité constante qui transcende les frontières.

« Comprenez-vous votre propre langue » de Robin DG Kelley Marteau et espoir
Dans cet essai historique captivant, Kelley, penseur et auteur de premier plan de la tradition radicale noire, lit de près la Déclaration d’indépendance aux côtés de la « célèbre jérémiade » de Douglass.
En s’appuyant sur une douzaine d’exemples des débuts du pays, Kelley plaide en faveur de faire de la Déclaration un texte central des Black Studies, malgré toutes les omissions évidentes du document. « Si le long mouvement pour la liberté des Noirs a revendiqué la Déclaration et ses diverses révisions comme des armes, des inspirations, une étoile polaire, un cauchemar », écrit Kelley, « alors le 4 juillet est aussi le nôtre. »

« Pourquoi la dernière bataille de la Révolution américaine a eu lieu en Inde » d’Ishaan Tharoor Le New-Yorkais
Ma formation en histoire aussi a réussi à contourner une grande partie du contexte mondial entourant la Révolution américaine. Cette curieuse analyse approfondie, tirée de la nouvelle rubrique « Global Notes » de Tharoor, place l’Inde au centre d’un conflit fondateur du pays.
Cette histoire brève et curieuse rappelle les batailles clés le long de la côte indienne pendant la guerre d’indépendance. Des batailles qui « ont complètement disparu de l’imagination américaine, même si, à certains égards, la rébellion américaine n’était qu’un spectacle secondaire d’un drame impérial bien plus grand ».
Pour ceux d’entre nous qui avaient besoin de rappeler que le pays ne s’est même pas forgé dans le vide, commencez ici.

Lauren Fadiman, « Comment les écologistes sont devenus les premiers « terroristes nationaux » modernes d’Amérique », Affaires courantes
Cet essai aborde l’histoire du mouvement américain moderne. Fadiman, rédacteur en chef chez Jacobin et candidat au doctorat en histoire américaine, nous transporte depuis les manifestations en cours de Stop Cop City en Géorgie jusqu’au début, lorsque certains pans du mouvement vert ont commencé à adopter des tactiques violentes.
En nous souvenant de la Terre d’abord ! et les campagnes du Earth Liberation Front, Fadiman met en lumière une habitude très américaine : la résistance armée. (Et un autre : la mort du mouvement par l’infiltration du gouvernement.) Mais les radicaux verts constituent un cas particulièrement unique pour faire de la propriété, et non des personnes, leur cible principale.
Parce que faire la distinction entre le terrorisme et l’action directe reste un passe-temps très américain, je dirais que c’est un article fascinant à lire sur la réflexion sur les feux d’artifice.

« Beau et terrifiant » : les meilleurs livres LGBTQ+ américains, choisis par Samuel R Delany, Kaveh Akbar, Eileen Myles et bien d’autres, » Le gardien
Est-ce de la triche d’utiliser une liste de lecture pour pointer vers un autre liste de lecture ? Tant pis! Pour ceux d’entre vous qui recherchent la lecture longue – et pour ceux d’entre vous plus enclins à la fiction – j’ai pensé ceci Tuteur la synthèse des livres queer américains recommandés par des écrivains queer américains était particulièrement merveilleuse.
Nous avons Sarah Schulman vantant Carson McCullers et Kay Gabriel faisant l’éloge de John Keene. Et un bonus de genre amusant : la poésie et les pièces de théâtre sont assez représentées dans ce canon alternatif, ce qui n’est pas toujours le cas. Bref, cette liste m’a rappelé que nos radicaux et nos renégats sont ce qu’il y a de mieux dans cette grande nation.
Dans les arts et dans la rue.
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