Renee Nicole Good, assassinée par ICE, était une poète primée. Voici ce poème.
Renee Nicole Good, 37 ans, mère d’un garçon de six ans, a été assassinée plus tôt dans la journée par un agent de l’ICE à Minneapolis, à quelques pâtés de maisons de son domicile. Selon le Tribune des étoiles du Minnesota:
(Un agent de l’ICE) a abattu une femme dans le sud de Minneapolis lors d’une confrontation matinale entre des membres de la communauté et des agents fédéraux (…) Plusieurs habitants de la région qui ont été témoins de la scène ont déclaré que les agents ordonnaient à la femme de sortir du véhicule. Une vidéo montrait des agents autour du véhicule alors que le conducteur faisait marche arrière puis avançait. Un agent a semblé tirer plusieurs balles sur la voiture.
La biographie d’un compte Instagram désormais privé appartenant à Good la décrit comme une « poète et écrivaine, épouse, mère et gratte-guitare merdique du Colorado; vivant à Minneapolis, MN ». En 2020, sous le nom de Renée Nicole Macklin, elle a remporté le prestigieux Academy of American Poets Prize pour un poème intitulé « On Learning to Dissect Fetal Pigs », qui commence :
je veux récupérer mes fauteuils à bascule, mes couchers de soleil solipsistes et les sons de la jungle côtière qui sont des tercets de cigales et des pentamètres des pattes velues des cafards.
j’ai fait don de bibles à des friperies (les ai écrasées dans des sacs poubelles en plastique avec une lampe au sel de l’Himalaya acide – les bibles post-baptême, celles arrachées aux coins des rues des mains charnues des fanatiques, les plus stupides, faciles à lire et parasites) :
rappelez-vous davantage l’odeur de caoutchouc des images brillantes des manuels de biologie ; ils ont brûlé les poils dans mes narines,
& du sel et de l’encre qui déteignaient sur mes paumes.
(LISEZ LE POÈME COMPLET ICI)
Il s’agit d’un meurtre en plein jour commis par l’administration Trump, évident et brutal. Et même si chaque acte de violence insensé commis par l’État contre ses citoyens fait écho aux milliers d’actes qui l’ont précédé, nous ne pouvons pas rester insensibles aux dépravations particulières (et qui s’intensifient) de cette administration.
Alors, si la violence des déportations, des répressions, des coupes budgétaires, des raids et des frappes aériennes ne vous a pas suffi, laissez quelque chose d’aussi simple et de maléfique que l’exécution diurne d’un poète vous pousser à l’action.
MISE À JOUR : Rendez-vous ici pour faire un don en soutien à l’épouse et au fils de Renée.
