Cette semaine dans l'histoire littéraire : Voltaire revient d'exil à Paris et 300 personnes viennent lui rendre visite

Cette semaine dans l’histoire littéraire : Voltaire revient d’exil à Paris et 300 personnes viennent lui rendre visite

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Le 10 février 1778, le prolifique écrivain et philosophe Voltaire, né François-Marie Arouet, revient à Paris après 28 ans d’exil.

Voltaire était célèbre pour sa poésie satirique et ses critiques pleines d’esprit de l’Église catholique et du gouvernement français, sans oublier son attachement aux valeurs de liberté d’expression et de libertés civiles fondamentales. (Il a écrit des pièces de théâtre, des romans, des essais et d’autres ouvrages non fictionnels en plus de sa poésie ; si vous avez un certain âge, vous lisez probablement Candide à l’école.)

Pour des raisons évidentes, ses écrits le placèrent souvent du mauvais côté des autorités, le conduisant en prison à plusieurs reprises, notamment en 1717, lorsqu’il fut arrêté pour avoir publié La Henriadeun poème qui suggérait que le régent français entretenait une relation incestueuse avec sa fille. Voltaire a passé onze mois à la Bastille, et ce ne sera pas la dernière fois. En 1734, sous le feu des critiques pour son scandaleux Lettres philosophiques-qui célébrait la monarchie britannique comme plus tolérante que la française-, il fut contraint de fuir Paris pour la campagne, où il vécut des années avec sa maîtresse, la marquise du Châtelet, jusqu’à sa mort en 1749. En 1750, il abandonna la France pour Berlin, avant de s’installer à Genève en 1755.

En février 1778, Voltaire, 83 ans, revient enfin à Paris, sa ville natale, pour assister à la première de sa pièce. Irène. Le lendemain de son retour, il fut envahi par plus de 300 visiteurs complaisants, et encore plus dans les jours suivants, notamment Benjamin Franklin, qui emmena son petit-fils voir le grand écrivain.

Voltaire mourut quelques mois plus tard, en mai 1778. Comme le raconte l’histoire, lorsqu’un prêtre qui se trouvait sur son lit de mort le pressa, dans ses derniers instants, de renoncer à Satan, Voltaire plaisanta : « Ce n’est pas le moment de se faire de nouveaux ennemis. »

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