Que lire ensuite si vous avez adoré I Love Boosters.
Le week-end dernier, Boots Riley’s J’adore les boosters sort en salles, insufflant une bouffée d’air frais au cinéma américain. Riley, le cinéaste funkmaster derrière 2018 Désolé de vous déranger, est surtout connu pour son esthétique très gonzo, « surréaliste socialiste ». Et tout comme son premier film, Boosters pousse la perspective de se démener pour gagner sa vie en Amérique jusqu’à des extrêmes absurdes.
J’ai visionné le film ce week-end et je suis reparti tout pétillant, avec mon imagination à plein régime. Et quoi de mieux que de continuer avec une bonne ambiance ?
Voici sept livres qui J’adore les boosters évoqué.

Paul Beatty, La vente
Comme mon roi personnel Richard Brody l’a observé dans Le New-Yorkais, J’adore les boosters se préoccupe à la fois de la couleur et couleur. À sa manière folle, le film explore la façon dont la mode est courue puis appropriée. Le traitement irrévérencieux de Riley sur ces sujets m’a rappelé la satire de Paul Beatty de 2015, un favori de tous les temps.
À la suite de BonBon, un homme noir sur le point d’être jugé pour avoir réintroduit la ségrégation dans son « ghetto agraire » (c’est-à-dire une petite ville à l’extérieur de Los Angeles), ce roman aussi est centré sur un bonimenteur plein d’esprit qui refuse de respecter les règles de la société. Si vous aimez votre critique sociale avec un côté sain de folie et beaucoup de rires, choisissez celle-ci. (Mais ne l’augmentez pas.)

Kirstin Chen, Contrefaire
Cette aventure enivrante suit Ava, une fille chanceuse qui s’effondre lorsqu’elle se retrouve prise dans un réseau de sacs à main contrefaits. Lecture extrêmement amusante et pleine d’esprit, ce roman vérifie plusieurs Boosters boîtes : nous avons de l’escroquerie, des traditions de la mode, des partenariats commerciaux tachetés de rousseur et une critique incisive du consumérisme américain.
Camille Perri dans Le New York Times a fait l’éloge de ce roman pour sa « déconstruction astucieuse du rêve américain et du mythe de la minorité modèle ».

Perceval Everett, Effacement
Christie Smith, la méchante designer incarnée par Demi Moore, passe pas mal de temps Boosters réprimandant les « salopes urbaines de classe inférieure » qui, selon elle, diminuent la valeur marchande de ses produits, même s’ils apportent son travail aux masses.
Ce paradoxe rappelle celui d’Everett Effacement, une satire profonde et brutale qui considère l’exploitation du génie noir (et du traumatisme noir !) des deux côtés de la ligne de couleur.

Dana Thomas, Fashionopolis
Cette exposition à haut indice d’octane qui suit le tissu depuis l’usine jusqu’au podium vient d’un journaliste chevronné et défenseur de la slow fashion. Écrivant pour NPR, Lily Meyer a appelé Fashionopolis une « attaque claire contre les abus endémiques en matière de travail et d’environnement dans l’industrie de la mode ».
Écrit en 2019, le livre semble également prémonitoire sur le paysage de la mode rapide que les films de Riley critiquent. Une bonne et vivifiante lecture à mettre à côté Boosters—et pendant qu’on y est, Le diable s’habille en Prada 2.
Bonus rec : Thomas est également l’auteur de l’un de mes révélateurs industriels préférés, Dieux et rois : l’ascension et la chute d’Alexander McQueen et John Galliano. Considérez-le d’abord si vous faites partie de l’équipe Christie Smith.

Fran Ross, Oréo
Je considère que faire du prosélytisme à propos de Fran Ross est l’une de mes vocations. Ce roman extrêmement drôle, criminellement négligé après sa sortie, suit Christine, un génie excentrique qui part à la recherche de son père perdu depuis longtemps.
J’ai pensé à ça pour AmplificateurJe suis fan parce que Oréo est, à certains égards, aussi une valise trop remplie. Le roman est composé d’équations mathématiques, de longues blagues, de digressions en yiddish et de nombreux jeux de langage. Son esprit gonzo, son irrévérence raciale et son invention formelle m’ont rappelé Riley.

Alex Gilvarry, Extrait des Mémoires d’un combattant non ennemi
Dans ce premier album brillant et vocal de 2012, nous trouvons Nietzsche et Coco Chanel en collision dans les notes de bas de page. Ce livre suit un créateur de mode parvenu qui a été emprisonné à Guantanamo Bay. Boy Hernandez se prépare pour son procès et réfléchit en plein acte au rêve américain qui est devenu cauchemardesque. Ici, le consumérisme, l’industrie de la mode et l’État cruel rencontrent un protagoniste décousu. Très Boosters codé.
Il devrait être particulièrement intéressant de revoir ce livre à un moment où le complexe industriel pénitentiaire et le sentiment anti-immigration ont atteint des extrêmes absurdes. Peut-être que celui-ci est mûr pour un traitement d’écran Riley ?

Chester Himes, Le coton arrive à Harlem
Et enfin, terminons par un classique. Ce braquage basé à Harlem comporte également des connotations politiques manifestes. Nous commençons par un rassemblement Back to Africa détourné par des voleurs masqués, puis suivons la tentative de la communauté de récupérer cette assiette de collecte. Les romans de Himes, comme les films de Riley, sont également diffusés sur un banc de cinglés excentriques. Des hommes de flim-flam et des détectives démoniaques au front.
Si vous aimez les parties stimulantes de Boosters mieux, commencez ici. Et je note les autres titres de cette superbe liste. (Ne dormez pas sur PG Wodehouse, fans de câpres !)
Cette semaine, que votre esprit soit époustouflé par les couleurs vives et les contradictions complexes. Soit au cinéma, soit dans les magasins.
