Un poème d’Antonella Anedda
Des choses de la nostalgie, confuses dans mes pensées, avec le tel sac de vent, avec la vision incomplète et rapide d’une maison à Mattino. Laggiú dans l’air du fer de l’aspirapolvere sui tappeti ei tonfi dei tappeti contre les murs. Lors de cette longue journée d’avril, ils se sont vengés du vol du fiancé et ont passé le cap sur toute la visite. Tout en changeant la lumière et les rumeurs : il reste le mur blanc de l’eau, le haut soffite sous le test, et passe avec précaution dans les couloirs.
Non difesa, non quiete non la voix degli esseri umani ma la pianta spostata avanti al balcone e vetri aperti alla pioggia. Plus l’albero et le tout autre étui sont sortis et la lampe s’ajoute au tavoli (ora tondi, ora quadrati) piccoli tavoli su cui si squadernano carte. L’eau scorreva, pas la grandine ; Nessuna furia dans le rombo de votre arbre si piegava bianco le tetto scuro et parfait comme un atout de la géométrie incarnée de la ville divisée de l’air.
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Étourdi par la nostalgie, confus par les rêves, les serviettes de bain pleines de vent, l’image rapide et incomplète d’une maison le matin. Là-bas, dans l’air, le bourdonnement de l’aspirateur sur les tapis et le bruit sourd des tapis contre les murs. Dans les longues heures d’une tempête d’avril avant qu’ils ne viennent nous retourner sur le côté et que les portes vitrées s’ouvrent grandes aux visiteurs. Puis la lumière et les sons changent : les murs restent blanchis par la pluie, le plafond haut au-dessus de nos têtes, les pas prudents dans les couloirs.
Pas sur la défensive, pas silencieux, pas les voix des êtres humains mais la plante se déplaçait devant le balcon et les fenêtres ouvertes à la pluie. Au-delà de l’arbre et du toit, de hautes maisons avec des portes fermées et des lampes près de tables (certaines rondes, certaines carrées) de petites tables sur lesquelles on joue aux cartes. L’eau coulait, contrairement à la grêle ; aucune fureur dans le grondement du tonnerre l’arbre courbé en blancheur le toit sombre et parfait axe d’une géométrie incarnée la ville séparait de l’air.
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Extrait de Sortant de la mer d’hiver par Antonella Anedda; traduit de l’italien par Wallis Wilde-Menozzi. Edité par Farrar, Straus et Giroux. Copyright © 2026 par Donzelli editore et Antonella Anedda. Traduction copyright Wallis Wilde-Menozzi. Tous droits réservés.
