Un grand poème à lire aujourd'hui : « (Toute la nuit, j'entends le bruit de l'eau qui sanglote.) » d'Alejandra Pizarnik.

Un grand poème à lire aujourd’hui : « (Toute la nuit, j’entends le bruit de l’eau qui sanglote.) » d’Alejandra Pizarnik.

Ce mois d’avril marque la 30e édition du Mois national de la poésie, lancé par l’Academy of American Poets en avril 1996. Pour célébrer, le personnel du Literary Hub recommandera un grand poème à lire chaque jour (de travail) du mois. Nous ne prétendons pas (sauf lorsque nous le faisons) que ces poèmes sont les « meilleurs » poèmes de toutes les catégories ; ce sont simplement des poèmes que nous aimons. La seule autre chose qu’ils ont tous en commun est qu’ils peuvent être lus gratuitement en ligne, afin que vous puissiez en profiter avec nous. Après tout, Internet est encore utile pour certaines choses. Aujourd’hui, nous recommandons :

« (Toute la nuit, j’entends le bruit de l’eau qui sanglote.) » d’Alejandra Pizarnik.
tr. Patricio Ferrari et Forrest Gander

Un jour, quand quelqu’un m’a demandé ce que j’aime chez Pizarnik, la première chose que j’ai pensé à dire, c’est que j’aime le fait que beaucoup de ses poèmes soient humides, froids et durs, comme s’il faisait complètement noir et qu’elle était assise seule près d’une fontaine de pierre cachée au fond d’une grotte, et combien j’avais aussi envie de m’asseoir là dans une flaque d’eau, frissonnant avec elle. C’est l’expérience sensorielle qu’une grande partie de son travail évoque pour moi. J’aime aussi ses autres types de poèmes, ceux qui évoquent des maisons abandonnées pleines de bibelots, des jardins de la mort, des mondes dans des miroirs, mais « (Toute la nuit, j’entends le bruit de l’eau qui sanglote.) » me téléporte instantanément dans cet endroit humide et rocheux.

Ce poème creuse profondément les espaces entre la fuite et le désir, le désir et l’absence, rendant le jour et la nuit comme un cycle de sanglots produits par un locuteur observé, qui incarne à la fois le « tu » et le « je », qui est un spectre entouré de spectres. « Toute la nuit, je fais la nuit en moi » est une phrase tellement rockstar. « Toute la nuit, je me noie dans tes yeux qui deviennent mes yeux » est digne d’un cri.

Lisez le poème complet ici.

(Ou achetez le livre.)

Publications similaires