Le bibliothécaire en chef Edwin B. Maxwell parle de ses livres préférés sur les bibliothèques.
La Semaine des bibliothèques nationales est l’occasion de faire une pause et de réfléchir à ce que sont réellement les bibliothèques et à ce qu’elles rendent possible.
Ce sont bien sûr des lieux de livres. Mais ce sont aussi des lieux d’accès, de mémoire, de connexion et de découverte. Ils relient les livres, les médias, la communauté et la culture. C’est là que les gens viennent se connecter, apprendre, réfléchir et imaginer quelque chose de différent pour eux-mêmes, leurs communautés et leur avenir.x
Comprendre les bibliothèques de cette façon, c’est comprendre la lecture différemment. Tout comme les bibliothèques, la lecture appartient à tous, même si elle ne se ressemble pas toujours. Il ne vit pas dans un format unique. Il vit dans les romans et les non-fictions, dans les récits graphiques, dans la musique et les paroles, dans les histoires dont nous héritons, celles que nous racontons et celles que nous créons pour nous-mêmes.
Cette compréhension façonne la façon dont je vois mon travail et, dans une certaine mesure, elle se reflète ici dans une liste qui est, pour moi, profondément personnelle. Cette liste traverse les formats et les formes, mais ne contient qu’une seule idée : les bibliothèques sont des espaces où la connaissance, la culture et la créativité sont partagées librement et sans barrière.
Éric Klinenberg, Des palais pour le peuple
Un argument déterminant en faveur des bibliothèques en tant qu’infrastructure civique essentielle. Klinenberg fait valoir que le lien social, et pas seulement les bâtiments et les services physiques, est ce qui unit les communautés, et peu d’institutions le font de manière plus cohérente que les bibliothèques.
Wilfrid Lupano, La Mule Bibliothèque de Cordoue
Un bibliothécaire fait sortir clandestinement des livres d’une ville au bord de l’effondrement. Situé il y a des siècles, mais incontestablement actuel. Une histoire sur la préservation, les risques et la lutte constante pour garder les connaissances accessibles.
Virginie Hamilton, Les gens pouvaient voler
Une collection de contes populaires afro-américains enracinés dans la tradition orale : des histoires transmises à travers les générations, façonnées par la mémoire, la résistance et l’imagination. Beaucoup de ces histoires sont apparues à une époque où la lecture était interdite et où la narration est devenue un moyen de préserver les connaissances, l’identité et l’espoir. Cela nous rappelle que la narration a toujours vécu au-delà de la page et que les bibliothèques contribuent à protéger et à transmettre ces histoires.
Markus Zusak, Le voleur de livres
Un roman qui comprend les enjeux de la lecture. Les mots ici sont à la fois dangereux, nécessaires et durables. Cela rappelle que l’accès aux histoires n’est jamais neutre.
Kyle Cassidy, Voici à quoi ressemble un bibliothécaire
Un livre d’une simplicité trompeuse qui va à l’encontre d’une image étriquée de la profession. Cela rappelle que les bibliothèques sont façonnées par les personnes qui s’y rendent chaque jour et que la représentation est importante, en particulier dans les espaces destinés à tous.
Ray Oldenbourg, Le grand bon endroit
Le concept de « tiers-lieu » d’Oldenburg a été largement cité, mais les bibliothèques en sont l’une des expressions les plus claires. Des lieux ouverts, informels et essentiels où les gens peuvent être simplement, sans attente.
Wayne A. Wiegand, Une partie de nos vies
Une histoire des bibliothèques publiques qui déplace l’attention des institutions vers les personnes qui les utilisent. Wiegand se concentre sur les lecteurs quotidiens et sur la manière dont ils se sont déplacés dans les bibliothèques, sur ce qu’ils ont choisi et pourquoi cela est important. Cela nous rappelle que les bibliothèques ne se définissent pas uniquement par ce qu’elles offrent, mais par la manière dont les communautés les façonnent, les utilisent et leur donnent un sens.
Bonus de jumelage de bibliothèque :
Jay-Z, 4:44 et Le livre de HOV : un hommage à Jay-Z
Un moment où une bibliothèque publique est devenue une archive vivante de culture, de mémoire et de lieu. Le livre du VOM préserve cette expérience sous forme imprimée, prolongeant une exposition qui rassemblait ces éléments d’une manière à la fois immédiate et durable.
Associé à 4:44l’accent est mis sur l’évolution de la narration. Il y a ici une maturité et une réflexion qui montrent à quel point la voix s’approfondit avec le temps. Ensemble, ils se déplacent à travers les formats, renforçant l’idée selon laquelle les bibliothèques ne détiennent pas seulement des livres, mais aussi des histoires sous toutes leurs formes.
