Un aperçu des films littéraires qui dominent actuellement le circuit des festivals.

Un aperçu des films littéraires qui dominent actuellement le circuit des festivals.

Cela s’annonce comme une belle année pour le cinéma indépendant. Ce qui est une bonne nouvelle pour les nerds. Pour ceux d’entre nous particulièrement fidèles à l’imprimé et celluloïd, le dernier circuit des festivals, notamment la Biennale de Venise, le New York Film Fest (NYFF) et le Festival international du film de Toronto (TIFF), affiche une récolte exceptionnelle.

Des adaptations aux biopics en passant par les documentaires, voici quelques-unes des principales offres littéraires à surveiller pour cette saison des festivals. On croise les doigts pour les accords de distribution, le cas échéant.

Clarissa Mme Dalloway

Clarisse arrive au Festival du Film de New York la semaine prochaine. Une Sophie Okonedo parfaite est à la tête de cette adaptation animée du roman de Virginia Woolf. Mme Dalloway.

Cette version du classique amène le drame au Nigeria, où le vétéran Septimus est traumatisé non pas par les tranchées mais par le temps passé à combattre l’insurrection de Boko Haram. Ayo Edibiri est l’une des co-stars du film, et on dit également qu’il est excellent.

Un long film d'hiver

Andrew Haigh Un long hiver (TIFF) est adapté de l’histoire de Colm Tóibín du même nom. Se déroulant à la veille de la guerre de Corée, cette histoire méditative suit une famille du Midwest brisée par la disparition soudaine d’une mère.

Ebon Moss-Bachrach incarne le père mineur de charbon réprimé. Lequel, honnêtement ? On se sent sur l’argent.

Journal d'une femme de chambre Radu Jude

Le prolifique satiriste roumain Radu Jude est de retour au NYFF avec un nouveau shrapnel sociologique. Le journal d’une femme de chambre est (vaguement !) adapté d’un roman de 1900 d’Octave Mirbeau, un livre qui avait déjà fait le grand saut à l’écran en 1946, grâce à Jean Renoir.

Ce projet, comme tous les autres de Jude, considère la dynamique de classe moderne en Europe.

Et bien qu’il ne s’agisse pas techniquement d’une adaptation, le film de Paweł Pawlikowski Patrie mérite également une place sur le radar du cinéphile littéraire. Cette fiction historique bientôt disponible au NYFF suit le romancier Thomas Mann (Hanns Zischler) et sa fille Erika Mann (Sandra Hüller) dans « un road trip fictif de 1949 à travers une Allemagne déchirée ».

je grimperais un Montagne magique voir Hüller faire à peu près n’importe quoi, alors je serai assis pour celui-ci.

Toujours de Il était une fois à Harlem. Il était une fois à Harlem.

Le NYFF de cette année accueille également une multitude de documentaires littéraires. Le chef-d’œuvre retrouvé de William Greaves, Il était une fois à Harlemse penche sur les sommités de la Renaissance de Harlem. Sur d’autres écrans, de nouveaux documentaires sur Edward Saïd et Jorge Luis Borges reconstituent la vie des grands.

Et pour ceux qui sont sur un très En particulier Bingo Quest, le premier film restauré de Pradip Krishen, également diffusé au NYFF, présente un scénario écrit par une écrivaine que vous connaissez probablement mieux pour ses livres : Arundhati Roy..

Arundhati Roy

Dans l’actualité d’outre-mer, Nanni Moretti Réussir cette note (Titre anglais : Cela arrivera ce soir) joué en compétition à la Biennale de cette année. Et fait sa première internationale à Toronto au moment où nous parlons.

La romance époustouflante, menée par le charmant Louis Garrel, est basée sur Coeur affaméun livre de courts métrages d’Eshkol Nevo. (Ce qui est, en soi, une référence à la chanson de Bruce Springsteen. Oh, les couches d’art !)

Le film L'idiot Dostoïevski

Également sur le front des biopics interprétatifs, nous avons Le ou les idiots de la cinéaste polonaise Małgorzata Szumowska et du directeur de la photographie Michał Englert.

Ce film, qui vient de faire ses débuts canadiens au TIFF, imagine les Dostoïevski en lune de miel. Le plus maussade du couple a le syndrome de la page blanche, mais—spoiler, Je suppose? — trouve l’inspiration à la fin du voyage. (Peut-être pour écrire L’idiot.)

Toujours à Toronto, le projet d’Anton Corbijn Un talent pour le meurtre fait un tour similaire, réimaginant feu Patricia Highsmith comme une animatrice intrigante jouée par Helen Mirren. (Trouvez la bande-annonce ici.)

Vous avez toujours faim de cette douce et douce IP croisée, mais vous n’êtes pas amarré à une grande ville ? Ne vous inquiétez pas ! Nous avons ce qu’il vous faut.

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